12.05.2008

Concert

Le 31 mai 2008 à 20h30, l'ensemble vocal de Saint-Florentin et l'orchestre baroque de l'Yonne seront en concert à l'église de Saint-Florentin.
Vous pouvez prendre contact au  03.86.35.11.86.
 
Venez nombreux, admirer notre église, notre belle église devrais-je dire, et écouter ce concert qui ne manquera pas d'être réussi dans ce cadre.
 
J'en profite pour regretter le manque de soin apporté par notre municipalité à l'édifice. Vous l'aurez compris je suis catholique et je dois beaucoup à cette paroisse, mais ce n'est pas tant comme paroissien que j'éprouve ce regret.
 
C'est un regret global en fait, le regret de voir la municipalité dédaigner le tourisme - en particulier celui des "grands week-end" comme celui qui s'achève.
 
Nous avons une belle église et c'est l'élément le plus attractif de notre cité, avec le vieux quartier qui la borde et la tour. Le musée a besoin d'être enrichi mais c'est un début.
 
La plage, et le camping, méritent qu'on les entretiennent voire qu'on y développe des activités sur et hors de l'eau (Une pensée pour Serge Coudert qui nous a quitté à l'age de 75 ans et qui avait tant aimé ce camping - une pensée aussi pôur les siens qui sont dans la peine). Non loin, les ailes florentinoise. Saint-Florentin, c'est aussi un pays de fromage avec le Saint-Florentin (malheureusement rare), le soumaintrain, le beugnon et d'autres que je méconnais sans doute.
 
Encourager des citadins à acquérir des résidences secondaires à  Saint-Florentin ou dans son canton ne peut-être qu'une source d'enrichissement, mais pour cela il faut concentrer l'action sur le tourisme, les services et la valorisation du patrimoine...et non l'industrie "lourde" (suivez mon regard!) qui ne peut pas être une source durable et qui n'est pas porteuse d'une valeur ajoutée satisfaisante.
 
Bref, je diverge et ce n'était pas le propos initial.
 
 
Venez donc, nombreux, le 31 mai 2008 à 20h30 pour assister à ce concert.  
 
Vive Saint-Florentin, Vive la France! 
 
Nota : non loin de Saint-Florentin, à Bussy-en-Othe, le monastère orthodoxe Notre Dame de Toute Protection, propose une après "Violoncelle sur le toit du monde", le 25 mai 2008 à 15h30, conférence musicale et projection par Ariane Wilson, et pouplus de renseignements vous pouvez vous adresser au monastère :
11, rue de la Forêt
89400 Bussy en Othe
Fax 03 86 91 90 58
courriel: Monastere.Bussy@wanadoo.fr
 
 

La réformite ou la chienlit II

L’aberrant rêve sarkozyen d’un Etat-entreprise

samedi 10 mai 2008

 

Prise dans l’urgence de tenir ses promesses, l’administration Sarkozy veut réformer à tout-va. En massacrant les services publics et la protection sociale d’un côté, en rêvant à des usines à gaz administratives à l’utilité douteuse de l’autre. Des réformes, disent-ils...

 

[lire la suite ICI

 

Lire également par Roland Hureaux le livre "Les nouveaux féodaux, le contresens de la décentralisation" dont vous trouverez la présentation à l'article suivant de la Revue Républicaine, http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article363, l'auteur y explicite avec brio l'inefficacité et les dangers du concept actuel de décentralisation.

Vous pouvez également consulter le blog de R. Hureaux,  http://roland.hureaux.over-blog.com/,

Sans oublier le prix "Jeune Cicéron qui encourage ceux qui prétendent devenir la futur "élite" nationale à redécouvrir la rhétorique. (Cela évitera peut-être d'entendre en permanence des discours lénifiant, consternant dans leur construction grammaticale et rhétorique, et profondément ennuyeux) : http://www.jeuneciceron.fr/accueil.html

Vive la République, Vive la France, une et indivisible!

07.05.2008

7 mai fête de la fondation de Saint-Florentin

C’est une époque agitée, Louis le Pieux régne depuis 814 sur  l’empire Franc érigé en empire d’Occident par son père Charlemagne  mais déjà se déchire le corps splendide de la royauté carolingienne. En 830, Lothaire, Louis et Charles se révoltent contre leur père et inaugurent une longue série de luttes qui mèneront au partage définitif de l’empire en 843 à Verdun, trois ans après la mort du débonnaire Louis Ier.

Nous sommes en 831 et deux soeurs de haut lignage Godelime, comtesse de Chartres, et Lémisse, comtesse du Perche, découvrent Château-Florentin sur la route qui les mène en pèlerinage à Rome.

C’est leur frère, Germain, comte ou gouverneur de Château-Florentin, qui les reçoit en son fief. Jugeant l’église trop petite, elles décident de pourvoir à la construction d’un temple dédié à la Vierge Marie, puis reprennent leur route pour la sainte ville.

Elles arrivent à Rome après ce long voyage qu’on devine périlleux dans cet empire vacillant, visitent le tombeau des Apôtres, vont s’agenouiller aux pieds du Pape, Grégoire IV, et obtiennent de sa Sainteté un bras de saint Hippolyte, martyr, et d’autres reliques. Les martyrs sont les témoins du Christ et de l’Esprit Saint, leurs reliques témoignent encore de l’infuse présence de l’Esprit Saint en leurs chairs; point d’idolâtrie, un culte de l’exemplarité et des énergies divines baignant l’Homme.

Le chemin du retour se fait au rythme lent des chariots et des routes chaotiques. Découvrant à Brémur, dans le diocèse d’Autun, les reliques de saint florentin, martyr en Christ torturé et assassiné en  407 par un obscur vandale en compagnie d’Hilaire et Aphrodite, canonisé le 27 septembre 549. Frappées par cette coïncidence - et sans doute désirant relever la dignité du fief de leur frère – elles demandent au seigneur des lieux des reliques du saint. Elles obtiennent une partie du chef et l’humérus du bras droit de saint Florentin ainsi que des ossements de saints Hilaire et Aphrodite.

Le 6 juillet 833, elles arrivent à Château-Florentin, et la rencontre se fait en la cité et son Saint

 
Une femme avait ung enfant

Roide mort : le chef on bouta

De saint Florentin triomphant,

Sur lui, il ressuscita.

 

Les précieuses reliques sont  religieusement déposées dans la chapelle du seigneur où elles demeureront jusqu’à ce que l’église en construction soit bâtie.

Pour honorer dignement ces saints ossements, Godelime et Lémisse décident la fondation sur le tertre d’une abbaye de chanoines et d’hospitalières vivant sous la règle de saint Benoît. C’est là notre actuel Prieuré.

En moins de deux ans, église et monastère sont terminés, la ville est prête pour sa transfiguration.

L’archevêque de Sens, Aldric (n775-<828>-+836), accompagné de Jonas l’évêque d’Orléans (<825>-+843), d’Héribald l’évêque d’Auxerre (<829>-+857) et d’autres de ses suffragants, vient en personne assurer la translation des reliques dans leur nouvelle demeure.

Après avoir entendu les témoins des miracles et le mort ressuscité, l’archevêque visite les reliques, constate leur qualité et leur quantité par procès-verbal.

Nous sommes le 7 mai 835, l’archevêque Aldric consacre l’église où les reliques sont emmenées en procession. Il prend soin d’installer les chanoines de l’abbaye, reçoit les vœux de dames Godelime et Lémisse en compagnie d’autres dames. Elles se consacreront désormais à la vie religieuse et à la charité envers les malades.

Consacrant l’église, l’archevêque fonde la cité et fait de Château-Florentin la ville de saint Florentin, en recommandant les habitants à sa bienveillance.

 
Saint-Florentin est née un 7 mai 835 !

 
Puisse notre saint patron Florentin et saint Martin nous protéger et donner vie et félicité à notre cité !